Méthodes de contraception : efficacité, effets secondaires
Méthodes de contraception d’après le NHS : efficacité, fréquence d’utilisation, effets secondaires, règles, contraception d’urgence et quand demander de l’aide.
Fait partie du guide : Dépistage des IST : quand, comment et où se faire tester
Par l'équipe éditoriale de SOMAS Management 12 min de lecture

Les méthodes de contraception se distinguent par leur fonctionnement, leur fréquence d’utilisation, leur efficacité contre la grossesse et ce qu’elles peuvent changer dans le corps. Le NHS les décrit sur plusieurs pages, et ce guide en rassemble le contenu : les types de méthodes, leur efficacité, leur mode d’utilisation, les effets secondaires et les risques, l’effet sur les règles et la contraception d’urgence. Chaque source est citée en fin de page. Ce sont des informations générales, pas un avis médical, et elles ne tiennent pas compte de votre situation. Pour cela, un médecin, une infirmière, un pharmacien ou un service de santé sexuelle est le bon interlocuteur.
Les principaux types de contraception
Pour le NHS, le choix d’une méthode peut dépendre de ce qui compte pour la personne. Cinq points sont à considérer : l’efficacité contre la grossesse, le mode d’utilisation, les effets secondaires et les risques des méthodes hormonales, ceux des méthodes non hormonales, et l’effet sur les règles. Ce guide suit ces cinq points, après un premier tour d’horizon des méthodes.
| Méthode | En quoi elle consiste |
|---|---|
| Pilule combinée | Une pilule qui contient deux hormones |
| Mini pilule (pilule progestative) | Une pilule qui ne contient qu’une hormone |
| Stérilet au cuivre (DIU) | Un dispositif placé dans l’utérus, sans hormones. Il peut aussi servir de contraception d’urgence |
| Stérilet hormonal (SIU) | Un dispositif placé dans l’utérus, qui libère une hormone |
| Implant contraceptif | Placé sous la peau du bras, où il libère une hormone |
| Injection contraceptive | Une injection qui contient une hormone |
| Patch contraceptif | Un patch collant porté sur la peau, qui libère deux hormones |
| Anneau vaginal | Un anneau souple placé dans le vagin, qui libère deux hormones |
| Préservatif externe | Porté sur le pénis, il aide à prévenir la grossesse et les infections sexuellement transmissibles (IST) |
| Préservatif interne | Placé dans le vagin avant le rapport, il aide à prévenir la grossesse et les IST |
| Stérilisation féminine | Une intervention qui empêche définitivement les ovules de rencontrer les spermatozoïdes |
| Vasectomie | Une intervention qui empêche définitivement les spermatozoïdes d’être libérés pendant un rapport |
| Diaphragme ou cape cervicale | Placé dans le vagin avant le rapport pour empêcher les spermatozoïdes d’entrer dans l’utérus |
| Méthodes naturelles | Comprennent le suivi du cycle menstruel pour éviter les rapports aux moments les plus fertiles |
| Pilule d’urgence (pilule du lendemain) | Se prend dans les 3 ou 5 jours après un rapport, selon le type de pilule |
Certaines méthodes contiennent deux hormones, d’autres une seule, d’autres aucune : les parties sur les effets secondaires et les risques reviennent sur cette distinction. Les préservatifs externes et internes sont détaillés dans Les bases du sexe plus sûr.
L’efficacité de chaque méthode
Le NHS indique que certaines méthodes sont plus efficaces que d’autres, et son tableau donne deux chiffres pour chacune.
- Usage parfait
- Utiliser la méthode correctement, tout le temps
- Usage courant
- Utiliser la méthode sans y parvenir parfaitement tout le temps, par exemple en oubliant une pilule, avec un préservatif qui se détache pendant un rapport ou en oubliant de remplacer un anneau vaginal
| Méthode | Usage courant | Usage parfait |
|---|---|---|
| Implant contraceptif | Plus de 99 % | Plus de 99 % |
| Stérilet hormonal (SIU) | Plus de 99 % | Plus de 99 % |
| Stérilet au cuivre (DIU) | Plus de 99 % | Plus de 99 % |
| Injection contraceptive | 94 % | Plus de 99 % |
| Pilule combinée | 91 % | Plus de 99 % |
| Mini pilule | 91 % | Plus de 99 % |
| Patch contraceptif | 91 % | Plus de 99 % |
| Anneau vaginal | 91 % | Plus de 99 % |
| Préservatif externe | 82 % | 98 % |
| Préservatif interne | 79 % | 95 % |
| Méthodes naturelles | 76 % | De 91 à 99 % (estimation) |
| Diaphragme ou cape cervicale | Inconnu | De 92 à 96 % (estimation) |
Le NHS donne un exemple : l’implant est efficace à plus de 99 % lorsqu’il est utilisé correctement tout le temps. Autrement dit, sur 100 femmes qui le choisissent, moins d’une connaîtrait une grossesse non prévue au cours de la première année. Pour les méthodes naturelles, le diaphragme et la cape, les chiffres d’usage parfait sont présentés comme des estimations, et le NHS ne donne aucun chiffre d’usage courant pour le diaphragme et la cape.
Les trois méthodes en tête du tableau, l’implant et les deux types de stérilet, sont toutes données par un médecin ou une infirmière et durent plusieurs années, comme le montre la partie suivante.

À quelle fréquence on utilise chaque méthode
Le NHS range les méthodes selon la fréquence à laquelle il faut les utiliser.
| Fréquence | Méthodes |
|---|---|
| À chaque rapport | Préservatifs, diaphragme, cape cervicale |
| Chaque jour | Pilule combinée, mini pilule |
| Chaque semaine | Patch contraceptif |
| Toutes les 3 semaines | Anneau vaginal |
| Des mois ou des années | Stérilet au cuivre, stérilet hormonal, implant, injection |
| De façon permanente | Vasectomie, stérilisation féminine |
Pour les méthodes qui durent des mois ou des années, le NHS donne ces durées :
- Stérilet au cuivre (DIU) : 5 ou 10 ans, selon le type.
- Stérilet hormonal (SIU) : 3 ou 6 ans, selon le type.
- Implant contraceptif : 5 ans.
- Injection contraceptive : de 8 à 13 semaines, selon le type.
Qui utilise ou administre la méthode varie aussi. D’après le NHS, certaines méthodes s’utilisent de façon autonome après une première consultation avec un médecin, une infirmière ou un pharmacien : la pilule combinée, la mini pilule, le patch, les préservatifs, le diaphragme, la cape et l’anneau vaginal. Pour le stérilet au cuivre, le stérilet hormonal, l’implant et l’injection, c’est un médecin ou une infirmière qui doit les donner.
Le moment par rapport au rapport varie lui aussi. Un préservatif se met juste avant, alors qu’un diaphragme ou une cape peut être placé quelques heures plus tôt. Avec les autres méthodes, le NHS précise qu’il n’est pas nécessaire d’y penser à chaque rapport.
Contraception et règles
Le NHS explique que certains types de contraception peuvent modifier les règles : les rendre plus légères, plus abondantes, plus douloureuses ou moins douloureuses. Il ajoute qu’une personne qui a des règles abondantes ou douloureuses peut se voir proposer une méthode de contraception pour cette raison, même si elle n’en a pas besoin pour éviter une grossesse.
- Règles moins douloureuses. La pilule combinée, le stérilet hormonal, l’implant et l’injection peuvent aider.
- Règles abondantes. La pilule combinée, le stérilet hormonal, la mini pilule, l’implant et l’injection peuvent aider. Le NHS précise que le stérilet hormonal est en général la contraception la plus efficace dans ce cas.
- Règles plus abondantes et plus douloureuses. Le stérilet au cuivre peut avoir cet effet, qui s’améliore en général en quelques mois selon le NHS. Si les effets secondaires posent problème, le stérilet peut être retiré, et le cabinet médical ou le centre de santé sexuelle qui l’a posé peut conseiller.
Contraception hormonale : effets secondaires et risques
Le NHS distingue deux groupes de méthodes hormonales. La pilule combinée, le patch et l’anneau vaginal contiennent deux hormones. La mini pilule, le stérilet hormonal, l’implant et l’injection n’en contiennent qu’une.
Effets secondaires. Parmi les effets secondaires couramment signalés de la contraception hormonale figurent les maux de tête, les nausées, les sautes d’humeur, la prise de poids, les seins sensibles et l’acné. Le NHS écrit qu’il n’y a pas assez de preuves pour savoir si la contraception hormonale en est la cause. Quand ils apparaissent, ils s’atténuent en général dans les 3 mois environ. La contraception hormonale peut aussi modifier les règles. Si ces effets gênent, le NHS conseille de contacter le cabinet médical ou le centre de santé sexuelle où la contraception a été obtenue, car un autre type peut mieux convenir.
Risques. Selon le NHS, la contraception hormonale peut augmenter le risque de caillots sanguins et de cancer du sein. Ce risque est très faible, mais il fait que certaines contraceptions hormonales ne conviennent pas à tout le monde. Un médecin, une infirmière, un centre de santé sexuelle ou un pharmacien peut en dire plus.
La contraception hormonale revient aussi dans la baisse de libido chez la femme, qui reprend ce que disent les services de santé sur l’évolution du désir.
Contraception non hormonale : effets secondaires et risques
Le NHS classe parmi les méthodes non hormonales les préservatifs, le stérilet au cuivre, le diaphragme et la cape, et rappelle que les préservatifs aident aussi à prévenir les IST. Les effets secondaires dépendent de la méthode.
- Stérilet au cuivre. Il peut provoquer une douleur dans le bas du ventre ou dans le dos pendant quelques jours après la pose, et rendre les règles plus abondantes ou plus douloureuses, ce qui s’améliore en général après quelques mois.
- Diaphragme ou cape. Le spermicide qui l’accompagne peut irriter le vagin, et une infection urinaire comme la cystite peut être plus probable.
Risques. Le NHS cite un faible risque d’infection après la pose d’un stérilet au cuivre. Il cite aussi un risque rare que le stérilet échoue et qu’une grossesse survienne ; il existe alors un risque accru de grossesse extra utérine.
Contraception et infections sexuellement transmissibles
Le NHS écrit que seuls les préservatifs peuvent protéger contre les IST, y compris le VIH. Sa liste présente aussi bien le préservatif externe que le préservatif interne comme une aide pour prévenir la grossesse et les IST.
Le NHS évoque aussi la PrEP, la prophylaxie pré exposition : une personne exposée à un risque élevé de VIH peut parfois recourir à la PrEP, un comprimé pris pour prévenir l’infection par le VIH, et le NHS précise qu’elle ne prévient pas la grossesse. Le guide du dépistage des IST explique à quoi ressemble une consultation.
La contraception d’urgence
Le NHS indique que la contraception d’urgence peut empêcher une grossesse après un rapport non protégé (un rapport sans contraception, ou pendant lequel la contraception a pu échouer). Elle doit être utilisée dans les 3 à 5 jours suivant ce rapport, et plus on l’utilise tôt, plus elle est en général efficace.
| Type | Délai |
|---|---|
| Stérilet au cuivre (DIU) | Posé dans les 5 jours (120 heures) après le rapport |
| Pilule d’urgence, premier type | À prendre dans les 3 jours (72 heures) après le rapport |
| Pilule d’urgence, second type | À prendre dans les 5 jours (120 heures) après le rapport |
Le NHS présente le stérilet au cuivre comme la contraception d’urgence la plus efficace. C’est un petit dispositif en forme de T qu’une infirmière ou un médecin spécialement formé place dans l’utérus ; il faut convenir d’une consultation, en général dans un centre de santé sexuelle ou chez un médecin. Il peut rester en place comme méthode de contraception habituelle et dure alors 5 ou 10 ans, selon le type.
Pour la pilule d’urgence, le NHS nomme les deux principaux types et donne leurs noms de marque. Ce site ne reprend pas de noms de médicaments : la page du NHS citée en fin d’article permet de les retrouver.
Où se procurer une contraception et demander conseil
Le NHS cite les centres de santé sexuelle (aussi appelés centres de planification familiale ou de contraception), certains cabinets de médecins et la plupart des pharmacies comme lieux où obtenir une contraception, contraception d’urgence comprise. Pour la contraception d’urgence en particulier, il indique que la plupart des centres de santé sexuelle et des cabinets de médecins peuvent fournir la pilule d’urgence ou un stérilet, et que la plupart des pharmacies peuvent fournir la pilule d’urgence.
Quand demander de l’aide
Le NHS renvoie vers un médecin, une infirmière, un pharmacien ou un centre de santé sexuelle dans les situations suivantes :
- Les effets secondaires d’une contraception hormonale posent problème. Un autre type de contraception peut mieux convenir.
- Les effets secondaires d’un stérilet au cuivre posent problème. Il peut être retiré, et le cabinet ou le centre qui l’a posé peut conseiller.
- Vous souhaitez en savoir plus sur les risques de la contraception hormonale.
- Vous avez eu un rapport non protégé, ou votre contraception a pu échouer. La contraception d’urgence agit d’autant mieux qu’on l’utilise tôt.
Les bases du sexe plus sûr revient sur ce que conseille le NHS quand un préservatif se déchire ou se détache.
Questions sur les méthodes de contraception
Quelle méthode de contraception est la plus efficace ?
Dans le tableau du NHS, l’implant et les deux types de stérilet arrivent en tête, chacun à plus de 99 % à usage courant comme à usage parfait. Le préservatif externe est à 82 % à usage courant. Le NHS précise que la contraception est moins efficace quand elle n’est pas utilisée parfaitement tout le temps. La méthode qui convient dépend de la santé de chacune : c’est une question à poser à un médecin, à une infirmière ou à un pharmacien.
Combien de temps dure chaque méthode ?
Cela va de quelques semaines à plusieurs années. Le NHS donne de 8 à 13 semaines pour l’injection, 5 ans pour l’implant, 3 ou 6 ans pour le stérilet hormonal et 5 ou 10 ans pour le stérilet au cuivre, selon le type. La pilule se prend chaque jour, le patch se change chaque semaine et l’anneau vaginal toutes les 3 semaines. La stérilisation et la vasectomie sont permanentes.
La contraception protège contre les IST ?
Pour le NHS, seuls les préservatifs peuvent protéger contre les IST, y compris le VIH. La PrEP peut aider à prévenir l’infection par le VIH, et le NHS précise qu’elle ne prévient pas la grossesse.
La contraception peut aider en cas de règles abondantes ou douloureuses ?
Le NHS répond que certaines méthodes le peuvent. La pilule combinée, le stérilet hormonal, l’implant et l’injection peuvent rendre les règles moins douloureuses, et les mêmes méthodes, avec la mini pilule, peuvent aider en cas de règles abondantes. Le stérilet au cuivre peut avoir l’effet inverse, ce qui s’améliore en général en quelques mois.
La contraception hormonale provoque une prise de poids ?
Le NHS cite la prise de poids parmi les effets secondaires couramment signalés de la contraception hormonale, mais il écrit aussi qu’il n’y a pas assez de preuves pour savoir si elle en est la cause. Quand des effets secondaires apparaissent, ils s’atténuent en général dans les 3 mois environ.
Dans quel délai utiliser la contraception d’urgence ?
Le NHS indique dans les 3 à 5 jours suivant un rapport non protégé, et plus tôt vaut mieux. Un stérilet au cuivre peut être posé dans les 5 jours (120 heures). L’un des types de pilule d’urgence doit être pris dans les 3 jours (72 heures), l’autre dans les 5 jours (120 heures).
Sources et pour aller plus loin
- Méthodes de contraception (page en anglais) NHS
- Choisir une méthode de contraception (page en anglais) NHS
- Efficacité de la contraception contre la grossesse (page en anglais) NHS
- Contraception : comment on l’utilise (page en anglais) NHS
- Les effets de la contraception sur les règles (page en anglais) NHS
- Effets secondaires et risques de la contraception hormonale (page en anglais) NHS
- Effets secondaires et risques de la contraception non hormonale (page en anglais) NHS
- Contraception d’urgence (page en anglais) NHS
- Où se procurer une contraception (page en anglais) NHS
Information générale de l’équipe éditoriale de SOMAS Management, fondée sur les sources publiques citées dans cet article. Elle ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un service de santé sexuelle, et les recommandations varient d’un pays à l’autre. Une relecture par un professionnel est prévue. Sources vérifiées le 29 octobre 2026.



